Lecture proposée: Psaume 14

L’insensé dit en son cœur : « Il n’y a point de Dieu . »
Psaume 14.1 

Insensé

       Sans doute ne manque-t-il pas de gens qui disent que Dieu n’existe pas. Peut-on, dès lors, les dire ‘insensés’ ?

De fait, chez beaucoup, la négation est sur les lèvres, pas dans le cœur. Soit qu’elle exprime une révolte, une provocation désespérée ou une forme d’interrogation.

Mais nier l’existence de Dieu, c’est, de fait, prétendre que la vie n’a pas de sens.

Qui, de fait, n’a pas de sens…, la vie ou celui qui prétend qu’elle n’en a pas ?

Voltaire pensait à la mécanique de l’univers quand il confessa :  « Le monde m’embarrasse et je ne puis penser qu’une telle horloge existe et n’ait point d’horloger. »

Tout près de nous, c’est sans en être embarrassé qu’Yves Duteil dit :

: « Je ne peux pas me résoudre à me dire que cette immensité autour de moi, mais aussi en moi, n’a pas de sens, n’est pas voulue, créée par une force bienveillante. »

Il y avait comme un regret chez Voltaire ; il y a un soulagement chez  Duteil.

Nous avons besoin de croire que l’univers a un sens, que notre vie a un sens, sinon que faire sinon nous laisser sombrer dans la désespérance, gagnés à notre tour par le non-sens, devenir insensés ?

Pour celui chez qui la négation de Dieu n’est pas tentative de se justifier devant les autres ou de se justifier à soi-même un comportement douteux, mais se trouve être une interrogation honnête, recherche de  la vérité – fût-elle tâtonnante ou maladroite –, il y a une bonne nouvelle : Celui qui cherche trouve (Matthieu 7.8)