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Lecture proposée: Apocalypse 5

FÊTE DE LA MUSIQUE ou MUSIQUE DE FÊTE ?

 

Vous fêtez la musique ? Vous avez raison, surtout si la musique, pour vous est autre chose que du bruit. La musique et sans doute aussi vieille que le monde et la voix humaine y apporte les modulations les plus souples et y ajoute les mots qui en rendent le langage plus sensible encore. Elle embellit la vie, fait oublier les peines. Hélas, elle peut aussi devenir agressive, se transformer en drogue lorsque les décibels génèrent l’adrénaline ou que le rythme submerge harmonie et mélodie. Elle ne parle alors plus qu’au corps et n’a plus rien à dire à l’âme ou à l’esprit. Elle étourdit, gomme une réalité qu’il faudra bien pourtant réveiller et affronter tôt ou tard.

La chanson est la plus populaire des musiques ; mais elle est parfois criarde, grinçante, hurle comme un cri de détresse ou de révolte. Quand les paroles ont encore un sens, elles sont bien souvent tragiques : douleur de ‘amour trahi, de l’abandon ou de l’impuissance. Rares sont ceux qui, comme Yves Duteil, chantent encore la beauté simple ou la fidélité.

C’est que la musique, sans le choisir, est le reflet de la civilisation. Or, la nôtre est malade, désespérément. On peut chanter ‘Dieu est formidable’ ou ‘Il m’a donné la foi’ sans en croire un mot ! Où est l’immense espérance qui inspirait les négros spirituals ?

La musique ou le chant ne prennent tout leur sens et ne sont véritablement touchants que lorsqu’ils sont vrais et, surtout, expressions de la sérénité, de la joie, de l’espérance véritables.

Dépeignant l’au-delà, la Bible parle, en Apocalypse 5.9, d’un cantique qu’elle dit « nouveau » qui sera chanté à la gloire du Christ et de son sacrifice. C’est en Lui, en effet, que Dieu s’est fait homme et es venu offrir sa vie pour notre salut, afin que quiconque lui abandonne sa confiance soit arraché à la désespérance, à la vanité et à la condamnation que nous valent nos révoltes ou nos indifférences.

C’est ce Jésus, vainqueur de la mort en sa résurrection, qui redonne un sens à notre vie et qui, dès ici-bas déjà, met dans la bouche du croyant, un chant de confiance, de paix et d’amour authentique. Bien sûr, bien peu ont la capacité de traduire ce cantique intérieur en harmonie audible. Mais, elle le sera pour tout lorsque nous serons réunis en sa présence.  Mais déjà, quoique encore bien imparfaite, tout croyant qui a remis le contrôle de sa vie à Jésus, goûte l’harmonie tranquille et intérieure qui est préfiguration de la musique et du cantique célestes de l’éternité bienheureuse.

Oui, la musique la plus sublime, l’harmonie permanente des plus beaux accords accompagnera la présence ineffable de Dieu pour quiconque aura ici-bas reconnu humblement ses erreurs, ses échecs, et accueilli avec foi, le pardon que Jésus nous a acquis par sa mort et la justice qu’il nous communique par sa résurrection.

Là-haut, il n’y aura plus fête occasionnelle de la musique, mais musique de fête perpétuelle. Et vous en serez vous aussi, si seulement, vous le voulez.